La dépréciation du yen se poursuit, mais la Banque du Japon garde son cap

Mot "Endaka" (faiblesse du yen) écrit en japonais, à côté du taux de change de 135 yens pour 1 dollar et du portrait de M. Kuroda, le gouverneur de la Banque du Japon.
Le gouverneur de la Banque du Japon face au taux de change de 135 yens pour 1 dollar. Crédit : NHK News Web Easy

Le 13 juin 2022, le yen japonais est passé sous la barre des 135 yens pour 1 dollar sur le marché des changes de Tokyo. Une telle faiblesse du yen ne s’était pas vue depuis 24 ans. L’une des causes de la dépréciation prolongée du yen tient à la différence des taux directeurs entre les États-Unis et l’Europe d’un côté, et le Japon de l’autre.

Aux États-Unis, pour faire face à la poussée d’inflation, la Réserve fédérale a augmenté son taux directeur au mois de mars 2022. Ensuite, au mois de mai, elle a remonté à 3 % le taux d’intérêt à long terme.

Au Japon, les taux restent très faibles. Le taux d’intérêt à long terme est quasiment à 0 %. Le gouverneur de la Banque du Japon, M. Kuroda, a justifié la poursuite de cette politique de la façon suivante : « Le produit intérieur brut du Japon n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant la crise de la Covid-19. Augmenter les taux maintenant, ce serait risquer de compromettre la reprise. » Les décisions sont difficiles à prendre pour la Banque du Japon, car qu’elle change ou pas sa politique, il y a toujours un risque que la conjecture économique se dégrade.

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